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Hésiode, dans la Théogonie, un poème que l’on date le plus souvent du VII e siècle av. J.-C., a déployé un récit qui fait de l’ordre du monde le résultat d’une série d’engendrements divins : la théogonie est une cosmogonie (Strauss Clay... more
Hésiode, dans la Théogonie, un poème que l’on date le plus souvent du VII e siècle av. J.-C., a déployé un récit qui fait de l’ordre du monde le résultat d’une série d’engendrements divins : la théogonie est une cosmogonie (Strauss Clay 2003, p. 13) . Or, Hésiode a donné, dans ce contexte, une ampleur considérable à un pouvoir traditionnellement reconnu à la Terre en Grèce ancienne, à savoir celui de faire croître.
Nous voudrions montrer que cette innovation lui a permis de fonder la cosmogonie sur la croissance de la Terre elle-même, et d’en parfaire ainsi la dimension de processus immanent – un geste séminal pour l’ensemble de la pensée présocratique du VI e siècle.
Pour ce faire, nous commencerons par tenter d’établir qu’en reconnaissant des « racines » à la Terre et à la Mer, et probablement aussi au Tartare et au Ciel, Hésiode a assimilé à une croissance végétale la génération des corps cosmiques qu’il décrit par ailleurs comme issus de la Terre sans accouplement – trahissant ainsi une
certaine conception de la génération végétale sans sexualité. Nous nous efforcerons ensuite de montrer que la croissance végétale offre à Hésiode des ressources pour attribuer au processus cosmogonique lui-même une causalité sur la structure de l’univers qui en résulte.
Nous ferons ainsi l’hypothèse qu’Hésiode pense la croissance végétale comme un mouvement ordonné par une symétrie – la plante pousse en même temps vers le haut et vers le bas – et que cette propriété, reconnue à la croissance de l’univers conçue comme une expansion de la Terre, l’a mené à donner une expression nouvelle à la
symétrie du système résultant d’un tel processus. Ce faisant, il fait de la cosmographie, où l’on déchiffre les traces de la genèse accomplie, le nouvel ancrage de l’imagination cosmogonique.
La communauté divisible. Pour une réappropriation contemporaine de la notion ancienne du commun (koinon) L es anciens Grecs avaient une grande palette de choses qu'ils pouvaient qualifier de « communes », en leur faisant porter l'adjectif... more
La communauté divisible. Pour une réappropriation contemporaine de la notion ancienne du commun (koinon) L es anciens Grecs avaient une grande palette de choses qu'ils pouvaient qualifier de « communes », en leur faisant porter l'adjectif κοινός, ή, όν (koinos, ê, on) : les biens, les richesses, les ressources, les terres, les êtres vivants, humains et animaux, aussi bien que les actes, les dispositions, en particulier les vices et les vertus, mais aussi les sentiments-les joies et les douleurs-ou encore les événements qui nous affectent-le bonheur et le malheur 1. Ils nous apprennent par là déjà une chose, à savoir qu'il n'est pas nécessaire d'opposer une approche « ontologique » des communs-cher-chant dans les dispositions des choses la façon dont elles se prêtent à un usage ou à une appropriation plutôt individuelle ou commune-à celle qui favoriserait la liberté des actes politiques instituants et la communauté de l'action collective 2. D'une part, les actions, les événements, les sentiments ont eux aussi des traits « ontologiques », puisqu'ils font tout autant partie des choses qui « existent » que les biens solides, les espèces trébuchantes et les ressources carbonifères-l'ontologie ne saurait se refuser à la moitié des choses ; d'autre part, le fait que les choses dans leur plus grande diversité soient susceptibles, en dépit de leur variété ontologique, d'être aussi bien 1. On prendra la mesure de la grande diversité des choses que les Grecs ont pu appeler « communes » en consultant le tableau livré en annexe de notre enquête sur les occurrences du terme d'Homère à Platon, Macé Arnaud, (éd.), Choses privées et chose publique en Grèce ancienne. Genèse et structure d'un système de classification, Grenoble, Millon, 2012, p. 463-471. 2. Cette opposition est vigoureusement embrassée dans la somme considérable récemment proposée par Dardot Pierre et Laval Christian, Commun : Essai sur la révolution du xxi e siècle, Paris, La Découverte, 2014. Les auteurs pensent nécessaire de dénoncer toute forme d'analyse ontologique des communs comme ayant partie liée à l'économie libérale qui voudrait restreindre le rôle de l'État aux seuls com-muns ontologiques.
The constitutional projects described by Plato, especially in the Laws, plainly show that drawing lots may play a fundamental political role, more fundamental in Plato’s view than using it to designate political officers, as ancient... more
The constitutional projects described by Plato, especially in the Laws, plainly show that drawing lots may play a fundamental political role, more fundamental in Plato’s view than using it to designate political officers, as ancient democracy does. Plato draws on the Greek culture of chance, a culture that endows drawing lots with the double virtue of divine sanction and establishing equality of shares between equals. The theory of the two forms of equality (based either on equal or proportional shares) allows Plato to marginalize sortition in the process of designating political office: selecting leaders should be based on merit (proportional equality). Drawing equal shares of land, on the other hand, lays the common ground for the city of the Laws. Moreover, having to consider the city as a sum of individuals who are at the receiving end of equal share distributions leads Plato to frame its mathematical structure and power of mobilization.
What if the consistency of the Goddess’s account of the cosmic order according to the opinions of mortals, in the second part of Parmenides’ poem, was the very sign of its own deceitful character? This chapter attempts to show that... more
What if the consistency of the Goddess’s account of the cosmic order according to the opinions of mortals, in the second part of Parmenides’ poem, was the very sign of its own deceitful character? This chapter attempts to show that Parmenides’ use of the terms kosmos and diakosmos refers to the use of these terms and their cognates in epic poetry and that this source is the best one for us to reconstruct the missing steps of the Doxa part of the poem. Parmenides transposes the Homeric vocabulary of dividing and ordering troops, arranging collective occupations, into the field of cosmology in order to illustrate how the words of men are swift to order a beautiful representation of the universe. Parmenides’ goddess delivers the most complete cosmogony and cosmology of the Archaic world, while also stating that it is merely words. The shaping and ordering of the universe are an arrangement of words, given all power to build a world by their own means. They are all the more consistent as they are demiurgical and deceitful.
Plan: Introduction I La révolution oligarchique des Trente II Le politique et le social comme deux cités III L'ethnologie sous le social. Distinguer et articuler les formes du commun IV Naturalisation du conflit et antagonismes sociaux... more
Plan:
Introduction
I La révolution oligarchique des Trente
II Le politique et le social comme deux cités
III L'ethnologie sous le social. Distinguer et articuler les formes du commun
IV Naturalisation du conflit et antagonismes sociaux
Conclusion
Platon, à travers les projets constitutionnels qu’il a développés, en particulier dans les Lois, nous révèle que le tirage au sort peut jouer un rôle politique fondamental, plus fondamental à ses yeux que le fait d’y recourir pour... more
Platon, à travers les projets constitutionnels qu’il a développés, en particulier dans les Lois, nous révèle que le tirage au sort peut jouer un rôle politique fondamental, plus fondamental à ses yeux que le fait d’y recourir pour désigner les magistratures, comme le fait la démocratie ancienne. Platon s’appuie sur une culture grecque du hasard, qui confère au tirage au sort la double vertu de la sanction divine et de l’établissement de l’égalité des parts reçues entre égaux. La théorie des deux égalités (fondées soit sur l’identité des parts soit sur leur proportionnalité) permet de marginaliser le tirage au sein de la  désignation des magistratures, qui doit relever de l’autre égalité, selon un critère de mérite. En revanche, l’attribution par le tirage au sort de parts égales du territoire assure la cohésion de la cité des Lois. Plus encore, la nécessité de penser la cité comme une somme de récipiendaires de parts égales confère à celle-ci son articulation mathématique et sa capacité de mobilisation.
This paper aims at reassessing the role of the analogy between the political art and the art of the shepherds within Plato’s political philosophy and thus at providing the history of the arts of governing with another aspect of the... more
This paper aims at reassessing the role of the analogy between the political art and the art of the shepherds within Plato’s political philosophy and thus at providing the history of the arts of governing with another aspect of the pastorate than the one Michel Foucault found outside of the Greek world. One has neglected to read in this light a passage of Plato’s Laws, V, 734e-736b, where Plato invokes the art of the shepherds to highlight a fundamental dimension of the political art, that is the “purifications” performed to cast away unwanted elements from the social body, but also the subdivisions of the social body created to distribute goods among its members and enhance its capacity of action. In doing so, Plato reactivates homeric analogies between the art of shepherds and the art of military chiefs, and designs the art of governing after the art of subdividing and distributing displayed by the shepherds of men, as an art of producing robust communities endowed with a collective capacity for action.
La correspondance entre Marx et Engels témoigne de leur vif intérêt pour les sciences de la nature et les mathématiques, un engouement qui s'affermit au fil des ans : à partir des années 1850, l'actualité de la physique, de la chimie, de... more
La correspondance entre Marx et Engels témoigne de leur vif intérêt pour les sciences de la nature et les mathématiques, un engouement qui s'affermit au fil des ans : à partir des années 1850, l'actualité de la physique, de la chimie, de la cosmologie, de la géologie ou de la physiologie est un des sujets récurrents de leurs échanges ; ils s'infor-ment des cours des sciences qu'ils suivent, discutent les livres qu'ils se procurent et s'échangent. On y voit aussi très clairement apparaître l'ambition, partagée là encore, qu'une même « dialectique » unit réel-lement l'ensemble des choses, des formations géologiques jusqu'aux développements de la société des hommes. Pourtant, les textes où Marx et Engels ont affirmé publiquement la thèse de l'unité dialec-tique de l'histoire et de la nature, par exemple dans Le Capital ou l'Anti-Dühring, n'ont pas toujours été considérés comme des éléments centraux de leur pensée. Ces textes ont même fait l'objet d'un déni ou de formes explicites de rejet : ceux d'Engels ont même subi le discrédit d'être identifiés au nombre des sources théoriques du stalinisme et des dérives de ce dernier sur le terrain des sciences. Avant le dernier quart du XXe siècle, la thèse largement partagée d'une dialectique restreinte au seul champ pratique et historique permettait encore de faire du marxisme un exemple supplémentaire du fait que la pensée allemande, sinon la pensée contemporaine en général, avait majoritairement respecté un strict partage, hérité de Kant et Hegel, entre sciences de la nature et sciences de l'homme et de l'histoire.
RÉSUMÉ Cet article entreprend d'établir que le mythe grec de l'Autochtonie avait pour fonction de répondre aux apories suscitées par l'usage politique de l'idée nation, de γένος. Chercher à faire d'un peuple un γένος, c'est le plus... more
RÉSUMÉ Cet article entreprend d'établir que le mythe grec de l'Autochtonie avait pour fonction de répondre aux apories suscitées par l'usage politique de l'idée nation, de γένος. Chercher à faire d'un peuple un γένος, c'est le plus souvent chercher à lui donner un ancêtre commun et lui trouver une affnité originaire avec un territoire. Or ces deux recherches peuvent entrer en connitt: où arrêter sans arbitraire la série des ancêtress? Comment attester qu'aucun maillon dans la chaîne indéénie des générations n'a jamais migré pour venir s'installer ou ne s'est jamais mêlé à d'autres souches ? L'autochtonie, en faisant tout simplement de la terre qu'un peuple habite son plus lointain ancêtre, répond à l'ensemble de ces questions. Nous étudierons la façon dont les discours anciens ont aménagé la conception mythologique d'une déesse Terre procréatrice pour parvenir à cette fin. L'exemple de l'usage platonicien du mythe révélera certaines conséquences inattendues du mythe, comme la réintroduction d'une certaine imprévisibilité dans la nature des hommes et des nations.
ABSTRACT This paper attemps to show that the greek myth of Autochtony had the function of solving some of the aporias that met the political use of the idea of nation or γένος. Thinking of a people as a γένος often means to look for a common ancestor and an original connection with a land, two goals that might connict – where to stop the line of ancestors with a good reasonn? How could one make sure that no generation in the indeenite series of generations ever migrated from somewhere else or mingled with other nationss? Autochtony, because it makes of the territory that one people lives in its very own ancestor, settles all issues at once. We will examine how ancient conceptions worked on the myth of the Earth mother to use it towards this end. The example of the platonic use of this myth will also show unexpected consequences, including the reintroduction of some impredictibility within the nature of man and of nations.
Key-words: Autochtony, Genos, Earth, Plato, Hesiod.
Platon, à l'occasion des trois réfutations de l'impiété insérées dans le livre X des Lois, fait de la justice la clef de voûte d'un ordre universel, placé sous l'égide d'un intellect divin. Il enrichit pour ce faire le modèle... more
Platon, à l'occasion des trois réfutations de l'impiété insérées dans le livre X des Lois, fait de la justice la clef de voûte d'un ordre universel, placé sous l'égide d'un intellect divin. Il enrichit pour ce faire le modèle d'intelligence cosmique élaboré par Anaxagore par la réactivation de motifs homériques, notamment militaires et pastoraux. Le jeu de petteia qui divertit les prétendants homériques lui fournit en outre une analogie propice à représenter une providence universelle. (ASK ME FOR THE PDF)
Plato in the Myth of Er alters the traditional view of the cosmos in Ancient Greece to allow for the doctrine of metempsychosis. The modification is threefold. A new topography is needed so that souls can circulate forever through heaven... more
Plato in the Myth of Er alters the traditional view of the cosmos in Ancient Greece to allow for the doctrine of metempsychosis. The modification is threefold. A new topography is needed so that souls can circulate forever through heaven and the underworld. New social rites
are called for by an expanding demography: many souls being in transit, Plato suggests taking to the cosmos military and religious practices adapted to bigger crowds, and also adapts the traditional practice of drawing lots to big numbers. New analogies are also needed to give to
the many a representation of the mechanism of the universe: Plato brings the fuse of the spinner into the Sky in order to achieve that goal.
Platon, dans le Mythe d’Er, modifie la représentation traditionnelle du cosmos en Grèce ancienne pour y faire place à la doctrine de la transmigration des âmes. La modification concerne la topographie du Ciel et des Enfers de telle sorte que puisse s’y dérouler une circulation perpétuelle des âmes. Il s’agit aussi d’une modification démographique et sociale : le cosmos est traversé par un grand flux d’âmes, et Platon est amené à y transposer des pratiques militaires et religieuses adéquates aux collectivités, et à envisager une modification de la pratique traditionnelle du tirage au sort pour l’adapter aux grands nombres. Enfin, il donne une nouvelle analogie technique à la représentation de l’univers, avec la reconstitution grandiose de la mécanique céleste à partir du fuseau de la fileuse.
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Plato describes the constitution of the Republic as faithful to the saying according to which « among friends, everything is common » and he also calls friends the citizens of the Laws. he present paper suggests that the nature of the... more
Plato describes the constitution of the Republic as faithful to the saying according to which « among friends, everything is common » and he also calls friends the citizens of the Laws. he present paper suggests that the nature of the community implied in the idea of political friendship in Plato is mani-fold and that it should be understood in the light of the two forms of the common known in Archaic and Classical greek thought: the exclusive common, i.e. a common ressource to be set apart from individual possessions, and the inclusive common, i.e. a community based on the equality of individual possessions. he constitutions of the Republic and of the Laws can thus be seen as two types of communism, adapted to two diferent kinds of situation and citizen, depending on whether individual property and families are allowed or not. he irst kind, the communism of the Republic, inspired by Aristophanes, makes all individual property collective: goods are used in common because they are not individually assigned; in the second kind of communism, the one exposed in the Laws, all individual families have equal shares of a good, which is therefore perceived as common. his is how Plato conceives the two best form of government, but he does not determine whether there could be a third form of government where there would be enough community to establish political friendship.
This paper argues that there were two fundamental conceptions of the “common” in Archaic Greece. This distinction is worth teasing from contemporary practices of distribution, such as the division of bounty between warriors after a... more
This paper argues that there were two fundamental conceptions of the “common” in Archaic Greece. This distinction is worth teasing from contemporary practices of distribution, such as the division of bounty between warriors after a military expedition. Within this context we can observe a difference between the “common” that is not distributed—the part that a community sets aside before portioning out individual shares—and the “common” that results from the way in which individual parts are distributed: for instance, a division according to equal measures gives individuals the sense of belonging to a sharing community. Identifying these two forms as “exclusive commons” and “inclusive commons,” the article provides an analysis of their properties. It also outlines the consequences of the fact that the ancient Greeks came to apply this distributive schema to the polis itself and to conceive its political structure as the result of a global distribution of goods and prerogatives. The duality outlined here should thus be understood as one of the core structuring principles of ancient Greek political practice and thought.
Après une introduction historique présentant la place d’Anaxagore à Athènes dans le « cercle » de Périclès, et une analyse des indices présents dans les traités platoniciens, le chapitre se propose d’exposer les grands traits de la... more
Après une introduction historique présentant la place d’Anaxagore à Athènes dans le « cercle » de Périclès, et une analyse des indices présents dans les traités platoniciens, le chapitre se propose d’exposer les grands traits de la physique anaxagoréenne ainsi que la nature et le rôle du Noûs dans le système.
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Le présent article vise à éclairer la nature des activités perceptives et cognitives attribuées au νοῦς d’Anaxagore, en particulier à lever les difficultés liées à l'évaluation de la part des dimensions mécaniques, cognitives et... more
Le présent article vise à éclairer la nature des activités perceptives et cognitives attribuées au νοῦς d’Anaxagore, en particulier à lever les difficultés liées à l'évaluation de la part des dimensions mécaniques, cognitives et téléologiques dans l'activité du νοῦς cosmique, par une comparaison avec l'usage des verbes γιγνώσκω, νοέω et du substantif νοῦς dans le contexte du champ de bataille homérique. Les rangeurs d'hommes homériques partagent avec le νοῦς d'Anaxagore une description de leurs activités en termes de tri, d'extraction et de mise en ordre, par l'usage commun des verbes διακρίνω, ἀποκρίνω, διακοσμέω. Or l'analyse des opérations perceptives et cognitives de ceux-là révèle un modèle d'action immanente, liant la perception des singularités au sein de touts complexes et mouvants à l'appréhension globale des positions passées, présentes et possibles des troupes en action. Pensé sur ce modèle, le νοῦς d'Anaxagore sera conçu selon un modèle de perception par immersion dont sa nature physique très particulière le rend capable : c'est en faisant intégralement corps avec le mélange matériel que le νοῦς se rend capable d'en faire le tri et d'en anticiper les états possibles. L'illimitation de sa connaissance et de son pouvoir a néanmoins une conséquence qui le différencie du chef homérique : n'avoir aucun choix du fait de la puissance de réaliser toutes les différenciations possibles.

The present paper deals with the nature of perception and cognition in the case of Anaxagoras' νοῦς, especially with the difficulties of assessing the respective role of mechanical, cognitive and teleological dimensions in the activities of the cosmic νοῦς. It does so with the help of a comparison with the use of γιγνώσκω, νοέω and νοῦς in the context of homeric battlefield descriptions. Homeric leaders share with Anaxagoras' νοῦς similar descriptions of their activities in terms of separating, extracting, and putting in order through a common use of the verbs διακρίνω, ἀποκρίνω, διακοσμέω. The analysis of the leader's perceptive and cognitive activities suggests a model of immanent action, blending the perception of singular events in the context of a complex and fast evolving environment with the global understanding of the past, present and possible positions of troops engaged in fighting. With this model in mind, Anaxagoras' νοῦς can be understood with a model of perception through immersion adequate to its peculiar physical nature: νοῦς is able to separate stuff and anticipate possible states of the universe thanks to its being physically homogeneous with the material mixture it is dealing with. However, its boundless knowledge and power have a consequence that make a difference with the homeric leader : the one who has the power of accomplishing all possible differenciations has in fact no choice to make.
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This paper argues that there were two fundamental conceptions of common property in archaic Greece. This distinction is worth teasing from contemporary practices of distribution, such as the division of bounty between warriors after a... more
This paper argues that there were two fundamental conceptions of common property in archaic Greece. This distinction is worth teasing from contemporary practices of distribution, such as the division of bounty between warriors after a military expedition. Within this context we can observe a difference between common property which is not distributed—the part that a community sets aside before portioning out individual shares—and a more abstract “common good” that results from the way in which the remainder is parceled out: for instance a division according to equal measures gives individuals the sense of belonging to a sharing community. Identifying these two forms as “exclusive commons” and “inclusive commons,” this article provides an analysis of their properties. It also outlines the consequences of the fact that ancient Greeks came to apply this distributive schema to the polis itself and to conceive its political structure as the result of a global distribution of goods and prerogatives. The duality outlined here should thus be understood as one of the core structuring principles of ancient Greek political practice and thought.

Le présent article avance l’idée qu’il existait en Grèce archaïque deux conceptions fondamentales du commun et que celles-ci gagnent à être explicitées à partir du contexte des pratiques distributives qui y avaient cours, comme celles qui président à la répartition des parts de butin après une expédition guerrière. C’est dans ce contexte qu’une distinction peut être faite entre le commun qui ne se distribue pas – la part qu’une communauté met à part avant de diviser les parts individuelles – et celui qui résulte au contraire de la façon dont on répartit les parts individuelles, par exemple en vertu d’une égalité qui devient, pour tous, synonyme de communauté du partage. On propose d’appeler ces deux formes « commun exclusif » et « commun inclusif », et d’en explorer les propriétés. On suit aussi les conséquences du fait que les anciens Grecs en soient venus à appliquer à la cité elle-même ce schéma distributif, en se représentant l’ordre politique comme le résultat d’une procédure de distribution des biens et des prérogatives : la dualité du commun exclusif et du commun inclusif devrait aussi se retrouver au sein de l’expérience et de la pensée politique des anciens Grecs, comme l’un de ses principes structurants.
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The present paper deals with the concepts of uniformity and non-uniformity in the Timaeus. The examination of the previous occurrences of theses concepts in the Hippocratic writings shows that these concepts refer at the same time to... more
The present paper deals with the concepts of uniformity and non-uniformity in the Timaeus. The examination of the previous occurrences of theses concepts in the Hippocratic writings shows that these concepts refer at the same time to sensible qualities and to a basic geometric formalisation of perceptive experience. Plato finds in such empirical schemes the ideal middle term for a physical enquiry aiming at an explanation of the whole of our perceptive experience on the base of a geometric construction of the primary bodies.

La présente étude a pour objet l’étude des concepts d’uniforme et de non-uniforme dans la physique du Timée. Comme le montre un examen des passages du corpus hippocratique où ces concepts apparaissent avant Platon, ces concepts désignent à la fois des propriétés sensibles et une formalisation de l’expérience perceptive susceptible d’une interprétation géométrique. Platon trouve ainsi dans ces schèmes de la pratique médicale un élément médiateur idéal au sein d’une physique qui a pour projet de reconstituer l’ensemble de l’expérience perceptive à partir d’une construction géométrique des éléments premiers.
Ce volume comporte trois chapitres : le premier décrit les linéaments d'une doctrine archaïque de la « phusis » visant toujours à connaître la « nature » de chaque chose, cet ensemble de caractéristiques qui fonde sa puissance, sa... more
Ce volume comporte trois chapitres : le premier décrit les linéaments d'une doctrine archaïque de la « phusis » visant toujours à connaître la « nature » de chaque chose, cet ensemble de caractéristiques qui fonde sa puissance, sa capacité d'agir ; le second décrit une représentation archaïque de l'Univers au moyen du schème de la croissance végétale, reconnu dans l'usage du verbe « phuô » et la poursuit jusqu'à la grande synthèse de la cosmologie archaïque, telle qu'elle s'énonce dans la deuxième partie du poème de Parménide : l'Univers est comme une grande plante qui croît et distribue l'ensemble des « natures » des choses. Le schème de la croissance et celui de la distribution des natures convergent ainsi pour esquisser la première représentation globale d'un tout cosmique organisé. La troisième partie est consacrée au débat qui, dans le deuxième Ve siècle, autour de « l'enquête sur la nature », chez les sophistes et les médecins, accompagne l'apparition d'un tout de plus en plus homogène, mais néanmoins susceptible de plusieurs visages : ainsi celui de l'homogénéité du mode de production de toutes choses ou celui de la distribution des natures de toutes choses. La Nature commence à paraître, oscillant entre une logique génétique et une logique distributive : c'est ainsi que s'accomplit une histoire qui fait progressivement du terme distribué à toutes choses pour décrire leurs puissances respectives le nom du tout organisé où chacune trouve sa place.
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Le XIXe siècle passe pour le siècle de l’histoire, de sociétés modernes hantées par leurs productions tant matérielles que culturelles, s’arrachant par le travail, la technique et la science aux contraintes de la nature. Notre ouvrage... more
Le XIXe siècle passe pour le siècle de l’histoire, de sociétés modernes hantées par leurs productions tant matérielles que culturelles, s’arrachant par le travail, la technique et la science aux contraintes de la nature. Notre ouvrage propose de montrer, à l’inverse, que les pensées sociales de la période ont entretenu d’étroits rapports avec le concept, diversement élaboré, de nature. Le socialisme est un terrain fécond pour déployer une telle relecture tant il semble éclairer – dans ses nombreuses variantes – les modalités par lesquelles la nature est appréhendée comme un moyen de penser non seulement la consistance du social mais aussi les manières d’intervenir sur lui et de le transformer.
Platon, dans l’Ion, met en scène la rencontre entre Socrate et un rhapsode couronné de succès pour ses récitations d’Homère. Naît alors l’enquête platonicienne comme une philosophie des pratiques dont la méthode consiste à proposer à un... more
Platon, dans l’Ion, met en scène la rencontre entre Socrate et un rhapsode couronné de succès pour ses récitations d’Homère. Naît alors l’enquête platonicienne comme une philosophie des pratiques dont la méthode consiste à proposer à un praticien différentes représentations de son activité afin d’établir la forme de savoir qu’elle suppose. Même si Ion échoue à se reconnaître tout à fait dans chacun des miroirs qui lui sont tendus, le dialogue nous offre, en même temps que de précieuses informations sur la façon dont on percevait l’art du rhapsode au début du IVe siècle avant J.-C., une exploration des principes fondamentaux qui doivent régir tout art et toute science, et que Platon ne cessera d’interroger.
Le présent volume propose une édition et une traduction inédites du texte grec de l’Ion, accompagnées d’un commentaire linéaire et de notes critiques.
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Introduction à la lecture de ces monuments engloutis des origines de la philosophie occidentale, le présent volume interroge le concept de « présocratique » forgé par Hermann Diels au début du XXe siècle pour s’en distancer et adopter de... more
Introduction à la lecture de ces monuments engloutis des origines de la philosophie occidentale, le présent volume interroge le concept de « présocratique » forgé par Hermann Diels au début du XXe siècle pour s’en distancer et adopter de nouvelles perspectives. Il situe ainsi chaque œuvre dans le contexte social et culturel de son apparition : celui d’une Grèce archaïque où domine le discours poétique, vecteur d’un savoir commun sur les dieux, le monde et les hommes, où la curiosité savante est portée par une culture technique omniprésente et où s’épanouit le genre littéraire de l’historia ou « enquête ». Tel est le premier visage que présente en Grèce ancienne la spéculation « philosophique » : celui d’une enquête savante sur la nature de toutes choses, soumettant à un examen rationnel l’ensemble des éléments évoqués par les mythes, de la genèse de l’univers à l’origine des hommes et à la formation de leurs cités.

Sommaire :

Avant-propos
PREMIÈRE PARTIE : LES PRÉSOCRATIQUES COMME OBJET ET COMME GENRE
I – Introduction à la lecture des présocratiques, par Luc Brisson et Gérard Journée
II. – Les poètes ou le savoir et les valeurs partagés, par Luc Brisson
III – Les présocratiques et la technique, par Giuseppe Cambiano
IV – L’ἱστορία (historia) comme genre littéraire dans la pensée grecque archaïque, par Gérard Naddaf
SECONDE PARTIE : FIGURES DE LA PENSÉE PRÉSOCRATIQUE
I – L’École de Milet : Thalès, Anaximandre, Anaximène, par Jérôme Laurent et Jean-François Pradeau
II. – Pythagore, par Luc Brisson
III – Xénophane, par Luc Brisson
IV – Héraclite, par Jean-François Pradeau
V – Parménide, par Denis O’Brien
VI – Anaxagore, par Arnaud Macé et Anne-Laure Therme
VII – Empédocle, par Anne-Laure Therme
VIII – Les sophistes, par Jean-François Pradeau
IX – Démocrite, par Christopher C. W. Taylor
X – Les pythagoriciens, par Luc Brisson
Research Interests:
Le présent ouvrage collectif est une investigation sur la vocationpolitique du savoir en Grèce ancienne. D'un côté, il s'agit d'examinerles figures du savoir en Grèce ancienne du point de vue de leurimage publique et de la perception de... more
Le présent ouvrage collectif est une investigation sur la vocationpolitique du savoir en Grèce ancienne. D'un côté, il s'agit d'examinerles figures du savoir en Grèce ancienne du point de vue de leurimage publique et de la perception de leur rôle social. De l'autre, ils'agit de se demander si les pratiques collectives qui véhiculaientdans les sociétés de la Grèce ancienne l'expérience de former uncorps commun manifestent des formes de savoir. Il apparaît que lesfigures du savoir ont dû leur importance sociale à leur capacité àincarner la promesse d'un service rendu au public et que la formepolitique qui s'est épanouie sous le nom de démocratie est liée àl'idée que le peuple au pouvoir est capable de rassembler le savoirnécessaire à se rendre service à lui-même.
Le présent ouvrage constitue une anthologie de textes rédigés en langue grecque entre le viiie et le début du ive siècle avant J.-C. Cette collection, œuvre d'une patiente sélection et de traductions nouvelles, accomplies par une équipe... more
Le présent ouvrage constitue une anthologie de textes rédigés en langue grecque entre le viiie et le début du ive siècle avant J.-C. Cette collection, œuvre d'une patiente sélection et de traductions nouvelles, accomplies par une équipe de chercheurs réunie au sein d'une entreprise qui dura plusieurs années, a l'ambition d'offrir à ceux qui étudient les mondes anciens, mais aussi, plus largement, à tous ceux qui s'intéressent à l'apparition de la chose publique et au déploiement corrélatif de la sphère privée, un accès à la manière dont un peuple, l'un de ceux qui, en Occident, devait donner corps à ce partage, en façonna les contours. Au fil des textes, on voit défiler le paysage dans lequel de telles dichotomies ont pu mûrir au sein des choses, des temps, des lieux, des sentiments ou des actes qui fourmillent dans la vie collective des hommes : celle qui oppose, d'un côté, ce qui est individuel ( idios) à ce qui est collectif ou commun ( xunos, koinos), et celle qui distingue, de l'autre, ce qui relève de l'intérêt privé (idios) et ce qui est officiellement l'expression de la communauté, de la cité, du peuple ( dêmios, dêmosios). C'est au croisement de ces deux systèmes d'opposition, pourtant non identifiables – car on peut faire de manière solitaire, par exemple en ambassade, beaucoup de choses au service de la puissance publique, et, collectivement, faire tant de choses qui ne relèvent en rien de la vie publique, comme, par exemple, aller faire ses courses au marché –, que l'on peut saisir la genèse, à travers les mots des Anciens, de la représentation de la puissance publique et de ce qui s'en distingue. Il fallait en effet, pour qu'une telle conscience vît le jour, que la cité, cette forme sous laquelle les grecs connurent l'État, soit perçue, au moins partiellement, au moins à travers certaines des choses, des décisions, des temps ou des lieux qui emplissent la vie sociale, comme une forme du commun. C'est cette voix oubliée qui nous défie encore à travers les chants des poètes archaïques, les scènes du théâtre, les raisonnements des médecins, la prose des historiens, des orateurs, des sophistes et des philosophes, ou le sourire du fabuliste : celle d'une communauté d'êtres humains pour qui, un jour, la distribution des choses, des richesses, des sentiments, des espaces et des lieux fut perçue comme le fondement même de l'existence collective et comme une affaire trop importante pour ne pas être l'affaire de tous.
Entrez dans l’atelier de Platon : venez apprendre à philosopher. Philosopher, c’est aimer le savoir, tous les savoirs. Or les dialogues de Platon sont, encore aujourd’hui, une école pour ceux qui veulent cultiver ce désir. Plus... more
Entrez dans l’atelier de Platon : venez apprendre à philosopher. Philosopher, c’est aimer le savoir, tous les savoirs. Or les dialogues de Platon sont, encore aujourd’hui, une école pour ceux qui veulent cultiver ce désir. Plus précisément, les dialogues sont un atelier, et ceci en deux sens. D’une part, parce que Platon nous laisse devant une multitude de personnages, de situations, de savoirs et de pratiques : nous sommes invités à être philosophes en les embrassant tous et toutes, afin de chercher par nous-mêmes le fil qui secrètement les relie. D’autre part, parce que les artisans y sont omniprésents : foulons, charpentiers, cordonniers, forgerons, médecins et bergers peuplent les dialogues, comme autant de figures de ces savoirs que doivent désirer les philosophes. Le présent ouvrage propose au lecteur de suivre ces artisans pour trouver ensemble l’unité philosophique disséminée dans les dialogues. A l’école des artisans, nous découvrirons pourquoi l’amour du savoir peut transformer nos existences individuelles et collectives.
The concepts of action and passion are recognized as categories of being by Aristotle, and henceforth discussed as such by later ancient philosophers ; they were crafted to understand the way becoming things interact with one another - in... more
The concepts of action and passion are recognized as categories of being by Aristotle, and henceforth discussed as such by later ancient philosophers ; they were crafted to understand the way becoming things interact with one another - in turn acting upon and being acted upon, thus causing effets on many other things whilst being subjected to the effects caused by others. Plato has not been accredited with a major role in the history of these concepts, possibly since he has often been perceived, for instance by his pupil Aristotle, as a philosopher who favours the intemporality of invisible, intelligible objects over the instability of becoming things. But this may not be so simple. Perhaps Plato appealed to invisible principles in order to further understand how moving things behave. Aristotle's delvings into the problems of activity and passivity might indeed be more faithful to Plato than commonly perceived.

This book puts forth Plato's philosophy of action and passion, exposing their limits and moving on to a general theory of the interaction of bodies, of souls and of cities - all things in motion that exist for Plato within the universe.

A philosophy of the becoming of all things is at work in Plato's dialogues, and it manifests the natural unity of all forms of movement, whether cosmic, animal, human or social.
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On three films by J. M. Straub and D. Huillet : - Il Ginocchio di Artemide (Le Genou d'Artemide) - Jean-Marie Straub - 2007 - Le Streghe, femmes entre elles - Jean-Marie Straub - 2008 - Itinéraire de Jean Bricard - Danièle Huillet,... more
On three films by J. M. Straub and D. Huillet :
- Il Ginocchio di Artemide (Le Genou d'Artemide) - Jean-Marie Straub - 2007
- Le Streghe, femmes entre elles - Jean-Marie Straub - 2008
- Itinéraire de Jean Bricard - Danièle Huillet, Jean-Marie Straub - 2007
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Named after the book published in 1964 by Pierre Lévèque and Pierre Vidal-Naquet1, this workshop welcomes papers in French, English, German, Spanish and Italian devoted to the interdisciplinary study of Ancient Greek Thought and Practice,... more
Named after the book published in 1964 by Pierre Lévèque and Pierre Vidal-Naquet1, this workshop welcomes papers in French, English, German, Spanish and Italian devoted to the interdisciplinary study of Ancient Greek Thought and Practice, from Homer to Plato. These papers should voluntary trespass the traditional academic boundaries of literature, history, philosophy and science. Much as Pierre Lévèque and Pierre Vidal-Naquet understood the political reforms of Cleisthenes in the light of Anaximander's philosophy, papers should ideally connect at least two objects or corpora usually studied within the specialized disciplinary framework of either classics, ancient history, or the history of ancient philosophy and sciences. This would necessarily entail connecting such traditionally discrete objects of inquiry as, for some examples, Pindar and Parmenides ; Pericles and the Sophists ; tragedy and astronomy ; Homer and botany ; military practices and mathematics ; uses of mythology and history ; Hesiod and philosophy ; Presocratics, political thought and practices. 
CALL FOR PAPERS / SEP WORKSHOP 2018: Cosmology in Plato’s Parmenides The Société d’Etudes Platoniciennes will hold the SEP WORKSHOP 2018 on May, 29th and 30th at the Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm (Paris). This event, open... more
CALL FOR PAPERS / SEP WORKSHOP 2018: Cosmology in Plato’s Parmenides

The Société d’Etudes Platoniciennes will hold the SEP WORKSHOP 2018 on May, 29th and 30th at the Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm (Paris).

This event, open to the public, is dedicated to the presentation of ongoing research, unpublished, on Plato and the platonic tradition, before the members of the Société d’Etudes Platoniciennes. In depth discussion upon presented papers is willfully open. The Workshop is open to confirmed scholars as well as PHD students, for contributions in French, Italian, Spanish, German and English.

This year, the theme is “Plato and cosmology in the Parmenides”, in the perspective of the Symposium Platonicum XII in 2019, which will be held in Paris on Plato’s Parmenides. We are delighted to receive during this event Luc Brisson, Francesco Fronterotta, Mary-Louise Gill, Jaap Mansfeld, Barbara Sattler, and Anne-Gabrièle Wersinger.

Six proposals will be selected from this call for papers. Applicants should send a short presentation (1000 words maximum) before February 28th to the following address : etudesplatoniciennes@gmail.com. Applicants will be notified by the March 10th.
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17 avril. Université Paris Ouest. 14h-17h Bâtiment L, Salle 306 Arnaud MACÉ (Université de Franche-Comté) : « Quelle structure la production des vertus suppose-t-elle en l'âme ? » Louis-André DORION (Université de Montréal) «... more
17 avril. Université Paris Ouest. 14h-17h
Bâtiment L, Salle 306
Arnaud MACÉ (Université de Franche-Comté) : « Quelle structure la production des vertus suppose-t-elle en l'âme ? »
Louis-André DORION (Université de Montréal) « Intellectualisme socratique et genèse de la vertu »
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My aim is to show that there are at least two routes for Day and Night in archaic thought, or at least that Hesiod – or the author of Theog. 744-761 – invented a new route, as a result of a new interrogation of a probably previous route... more
My aim is to show that there are at least two routes for Day and Night in archaic thought, or at least that Hesiod – or the author of Theog. 744-761 – invented a new route, as a result of a new interrogation of a probably previous route or maybe several previous routes that can still be observed in later authors. The variety of these routes is a testimony of the ongoing interrogation, within archaic poetry, on the best way to represent cosmic phenomena. And Hesiod's innovation shows an attempt to clarify this representation through the use of explicit criteria and the appeal to symmetry. This give us a sense of the scientific debate before and outside the rise of ionian thought.
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